Alléluia !
En ce grand jour de la Pentecôte, dimanche, le 27 mai 2007, nous
allons baptiser notre enfant.
Pour nous chrétiens, c’est par la grâce de l’Eucharistie
et la force de la Foi que la vie prend du sens et tout ce qui nous
entoure prend vie.
Ainsi, baptiser notre enfant, l’intégrer dans la famille
de Dieu, est tout naturel.
Que signifie le baptême et pourquoi baptiser un enfant
nouveau-né?
Par ce geste, nous parents nous affirmons notre Foi.
Pour l’enfant le sacrement du baptême marque deux aspects :
cette naissance à une vie nouvelle, lavée de tout péché en
cette participation à la mort et à la résurrection
du Christ, d’une part, et l’entrée dans l’Église
en tant qu’enfant de Dieu, de l’autre.
Je me suis interrogée sur ces deux points et plus précisément
sur le premier qui m’a interpellée.
Tout péché : péché originel et péché personnel.
On peut comprendre le péché originel de l’humanité,
humanité au sens large, dont elle fait partie. Et donc, il est
bon de la purifier, de la détacher de ce péché.
Mais le péché personnel, la faute personnelle, n’a
pas de sens pour un enfant nouveau-né.
Et c’est ainsi que m’est venue la réflexion suivante :
un enfant nouveau-né est pur, il vient de Dieu.
Avant de venir au monde, il était avec Dieu. Une amie me disait : « Avant
de naître, ton enfant a vu le Seigneur. À sa naissance,
son regard de nouveau-née brillera encore de son contact avec
Dieu.
Ainsi, lorsque tu regarderas ton enfant dans les yeux, tu y trouveras le
reflet de Dieu. »
Mon enfant nouveau-née, comme tout enfant, a cette lumière
divine qui brille en son âme, que je peux apercevoir simplement
dans son regard. De même, le baptême signifie aux hommes, à l’Église,
le fait que notre enfant est enfant de Dieu sachant qu’elle est
déjà, avant sa naissance, enfant de Dieu.
Pour nous le sacrement du baptême marque la reconnaissance sur
terre de notre enfant, comme enfant de Dieu. Ce sacrement la détache
et la purifie de tout ce qui pourrait l’altérer et l’abîmer
dans son parcours de vie avec et vers le Seigneur, depuis sa naissance
jusqu'à son retour à Dieu.
Et pour cela, quoi de plus beau qu’un jour de Pentecôte,
jour qui marque la venue de ce Défenseur,
ce guide, cette force, cette lumière divine, source de confiance,
qu’est l’Esprit-Saint, comme le dit Jésus dans l’Évangile
du jour. (Jean 14,15-16. 23b-26)
Et nous, la communauté, comment vivons-nous ce baptême?
Certes, il y a cet accueil, ce devoir, cette responsabilité.
Mais, au-delà de cela, je me demande si parfois il n’y
a pas un renversement des rôles.
Cette enfant nouveau-née, cadeau du Ciel, ne nous donne-t-elle
pas à nouveau l’occasion de redécouvrir la force
du Baptême? Ne renouvelle-t-elle pas, en moi, cette
flamme d’espérance, de confiance, de force de vie animée
par l’Esprit Saint? Comme dit Jésus, le Royaume
des cieux appartient aux tout-petits. Jésus est passé par
là, lui aussi, né humblement et revêtu de blanc.
C’est par les tout-petits que la lumière jaillit.
Ayant été catéchète, je me faisais la réflexion
que j’apprenais beaucoup plus que je ne pouvais apporter. Chanceuse
que j’étais, j’avais cinq professeurs pour moi,
la seule élève!
Je rends grâce au Seigneur de la venue au monde de petite Claire
qui, par ce qu’elle est tout simplement, illuminera notre vie.
Ainsi que ce sacrement de Baptême marque de la lumière
divine sur terre notre enfant pour qu’elle continue d’être
animée du souffle de Dieu. Puissions-nous, parents et parrains
lui apporter tout ce dont elle a besoin pour son chemin avec et vers
Dieu. Puissions-nous être ses serviteurs et demandons au Seigneur
de nous donner, chaque jour, tout ce dont nous avons besoin pour être
des parents dignes pour notre enfant : Amour, accueil, prière,
confiance, douceur, don, écoute, respect, fidélité et
miséricorde. Amen
Virginie
Boelen