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Communauté chrétienne
Saint-Albert-Le-Grand de Montréal |
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Premier dimanche du Carême (C)
Dé-marche de Carême 2010
21 février 2010
Introduction de Guy Lapointe
Benoît Lacroix
« Pélerins d’espérance.. », nous le sommes… Le carême, une invitation qui nous est lancée de nous mettre en marche vers nous-mêmes, vers les autres, vers la vie au -delà de toutes nos morts, vers Pâques.
Pâques, le souvenir de cet homme qui a marché pour dire la vie et dire l’amour, pour nous suggérer que la foi, tout comme la vie, n’existe qu’en mouvement, en marche, tendue vers ce qui vient. On ne s’enferme pas dans la foi; la foi est mouvement, un aller vers… Le carême, temps de choix, réapprendre le dur métier de vivre, de croire en toutes les résurrections possibles; croire en Jésus toujours vivant. Temps de vie resuscitante. Toujours chercher un monde meilleur, un monde autre à travers notre marche. C’est le refus de tout enprisonnement...
Nous nous proposons cette année de vivre le temps de carême comme un pèlerinage. Plusieurs personnes et couples dans cette comunauté ont fait l’expérience de la marche, du pèlerinage vers Compostelle ou vers d’autres lieux, tel l’Oratoire St-Joseph.
Marcher ensemble longuement vers la lumière, parfois par une nuit qui éclate en vie, en résurrection. Marcher, c’est nous souvenir de notre vie, des autres, du Dieu de Jésus, et nous souvenir, c’est ouvrir l’avenir. Comme l’écrivait Pierre Vadeboncœur, toujours chercher l’autre monde à travers les apparences du nôtre.
C’est la métaphore du pèlerinage qui nous guidera, magnifiquement symbolisée sur cette banderolle; pélerinage comme autant de chemins de vie et de pas, rapides, lents ou hésitants, qui convergent vers la lumière, vers Pâques, où on voit les sentiers possibles à prendre en y mettant nos pas orientés vers la vie vers la lumière. C’est notre façon de prendre le temps de marcher jusqu’au fond de nous-même, jusqu’aux autres, jusqu’à Pâques.
Ce carême, tel un pélerinage… une marche bienfaisante où on se libère, on devient léger. Marcher là où notre cœur nous mène, tel cet Araméen vagabond, les yeux déjà pleins de toutes les rencontres de toutes les personnes qui au loin donne rendez-vous. Et arriver à Pâques plus léger, le sens de la vie plus aiguisé et le sens des autres, la vie ouverte à même la mémoire de Jésus.
Nous avons pensé - petite fantaisie en ce début de carême - proposer à notre assemblée, un geste, sorte de déplacement symbolique, qui nous mettrait en mouvement, en pélerinage. La proposition est de prendre quelques minutes pour nous déplacer, sans paroles, histoire de rencontrer d’autres visages bien connus ou moins connus, comme nous le faisons sur nos chemins de vie. Tout simplement nous déplacer de quelques pas de quelques bancs, à la mesure de nos moyens, de nos ambitions, dans un regard attentif aux personnes rencontrées, respectant la diversité des pas et des marcheurs. Pourquoi ne pas suggérer aux personnes qui se tiennent à l’arrière de venir vers l’avant et vice-versa? C’est une invitation…
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