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6e Dimanche du Temps Ordinaire

11 février 2018

 

Lv 13,1-2.45-46

Mc 1,40-45

Confiance et écoute

Monique Morval


 « Si tu le veux, tu peux me purifier »… Quel cri du cœur de la part de ce lépreux, pour qui Jésus apparaît sans doute comme le dernier recours! En effet, il n’hésite pas à braver les interdits du livre des Lévites pour se faire entendre… Non seulement, il ne se tient pas à l’écart et ne crie pas : « Impur! Impur! » Mais il s’approche de Jésus et tombe à ses genoux, pour le supplier de le guérir. Cela a dû lui prendre une sérieuse dose de courage et de confiance en Jésus… De son côté, Jésus, saisi de compassion, loin de le repousser, n’hésite pas à le toucher pour le purifier, allant ainsi, lui aussi, à l’encontre de la prescription du livre des Lévites. Il a entendu le cri de cet homme, il l’a écouté, et la relation a pu s’établir entre eux deux. Écoute et confiance, voilà les conditions d’une relation vraie… « Si tu le veux, tu peux me guérir. – Je le veux, sois guéri. »

Il en va de même dans nos relations. Quand nous nous sentons mal pris et que nous avons besoin d’aide, cela nous prend parfois une bonne dose de courage pour oser braver les obstacles (réels ou imaginaires!) qui se présentent : la peur du qu’en dira-t-on, la crainte d’être jugé, voire repoussé… Cela demande d’avoir confiance en l’autre. Et pour la personne qui est ainsi interpellée, il faut pouvoir se mettre à l’écoute pour comprendre cet appel à l’aide. Il ne s’agit pas ici d’une relation patient-médecin, ou thérapeute-client… mais d’une relation entre deux personnes. Il suffit parfois d’un sourire, d’un simple geste, d’une parole réconfortante pour que l’autre aille mieux. Confiance et écoute, et la relation peut s’établir. « Si tu le veux, tu peux me guérir. – Je le veux, sois guéri. »

Et qu’en est-il de notre relation à Dieu? Quand nous sommes dans le doute, quand tout nous semble perdu, quand la tentation du désespoir nous accable, nous voudrions tellement pouvoir crier : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir ». Mais y a-t-il quelqu’un de l’autre côté? Cela prend également une bonne dose de confiance pour oser croire malgré tout, ou en tout cas, espérer que notre cri sera entendu, que Dieu nous écoute et vient à notre aide. Mais il faut aussi que, de notre côté, nous soyons réceptifs aux signes de sa présence attentive : pas nécessairement un miracle, mais un souffle, une lueur dans la nuit… Confiance et écoute, à nouveau, les conditions d’une vraie relation à Dieu.

« Si tu le veux, tu peux me guérir. - Je le veux, sois guéri. »

 

 

 

Communauté chrétienne Saint-Albert-Le-Grand de Montréal