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2e dimanche du Carême (B)

25 février 2018

Genèse 22, 1-2.9a.10-13.15-18

Marc 9, 2-10

Reportages en guise d'homélie

 

Lecture de l’évangile de Marc 9, 2-10

Marie (au lutrin) : Merci Guy pour votre témoignage.           

Un avis aux auditeurs et téléspectateurs : nous n’applaudissons ni Guy, ni les autres journalistes, mais nous les remercierons à la toute fin de la célébration. Merci          

 

C'est donc encore un nouvel événement extraordinaire qui nous est raconté sur Jésus. Il fait la manchette presque toutes les semaines avec des apparitions, des guérisons, des déclarations scandaleuses... Mais là, un mystère de plus…   

Les médias se sont penchés sur celui-ci. Qu’en disent-ils ?

 

Tout d’abord, allons voir ce que nous ont rapporté nos jeunes explorateurs?        

Pouvez-vous svp nous expliquer votre expérience?

 

Virginie : elle montre le montage, avec  les bougies derrière.        

Après avoir écouté de nouveau le récit de la transfiguration, les tout-petits ont vu la transfiguration à travers un vitrail qu’ils ont décoré. Chacun apportait une petite bougie allumée derrière le vitrail, tout en exprimant une petite prière. Plus il y a de prières exprimées, plus il y a de lumière, plus Jésus devient éclatant.        

 

Marie : Merci voilà qui nous donne quelques clefs sur cet événement. Cependant cela reste bien mystérieux cette transfiguration. Les journalistes de TVA ont interviewé des témoins. Est-ce un phénomène courant? Comment l’ont-ils vécu?        

 

Rapporteur TVA :      

Marc-Antoine : Un témoin, Marie, nous a raconté une histoire vécue; Marie a emmené des anciens prisonniers alcooliques en plein hiver à l’extérieur. Devant la blancheur éclatante de la neige sous le soleil, ces hommes, bouleversés, se sont agenouillés et roulés dans la neige. Ces personnes ont été transfigurées. Le lendemain de ce jour mémorable se passait le dimanche de la Transfiguration. Ces gens avaient été aveuglés par le Soleil comme dans l’évangile. Un des hommes subissait des hallucinations visuelles; il voyait des petits hommes verts des légendes irlandaises et avait essayé de se suicider. Marie a acheté des assiettes en carton avec des images de lutins verts. Elle l’a accueilli et lui a permis de se débarrasser de ces bonhommes verts.        

Maria Paola : Un autre témoin nous a rapporté qu’un couple qui avait un bébé dont il ne pouvait s’occuper, l’a donné en adoption malgré le syndrome d’alcoolisme fœtal.

Cette enfant est devenue aujourd’hui une bien extraordinaire travailleuse sociale de 40 ans.      

Eliot : Brigitte a raconté qu’elle a eu un enfant qui est décédé d’une maladie cardiaque. Sa vie a été transfigurée par la joie et l’amour que les autres lui ont donnés. Les gestes qu’on pose pour les autres transfigurent. Nous sommes invités à transposer dans la vie ce que l’on entend dans l’évangile.           

 

Marie : Merci chers journalistes. Épatant! Que de témoignages touchants! Toutefois, que s’est-il réellement passé avec Jésus? Correspondants de Radio-Canada pouvez-vous nous en dire plus?
Où était-ce? Qui étaient les personnes qui accompagnaient Jésus? Ces Pierre, Jacques et Jean? et ces Élie et Moïse?        

 

Correspondant Radio-Canada :     

Camille :
Élie et Moïse sont deux  grandes figures de la bible. Élie est un prophète qui parle pour Dieu; il a vécu deux expériences de la présence de Dieu. Moïse est un prophète législateur; il explique la loi et la fait connaître au peuple.      

Pierre, Jean et Jacques étaient pécheurs, ils ont suivi Jésus et ont été là, dans les moments intimes, ils en ont été témoins. Pierre dit à Jésus qu’il est le Christ, le Messie quand les autres pensaient que Jésus était Élie.         

 

Marie : Pourquoi Pierre souhaite dresser 3 tentes? 

Correspondant Radio-Canada :     

Camille : Dresser la tente exprime le désir d’immortaliser un moment, de rester sur le mont avec ces trois figures importantes, ne plus en redescendre.   

 

Marie : Pourquoi Jésus souhaite qu’ils se taisent jusqu’à la Résurrection des morts?      

Correspondant Radio-Canada :     

Camille : Les gens ne pourront pas comprendre la présence de Dieu jusqu'à ce qu’ils vivent la résurrection de Jésus d’entre les morts.       

La transfiguration de Jésus et le blanc-la lumière de ses vêtements annoncent sa résurrection.
Comment affirmer qu’on croit en sa résurrection aujourd’hui? En regardant comment le message de Jésus, son dynamisme, ont agi à travers l’histoire. On ne voit pas sa présence tout de suite, mais en revisitant ce qu’on a vécu, en rétrospection.          

 

Marie : Merci chers correspondants. Quelles explications bien éclairantes! Ces personnes priaient sur la montagne. Intéressant! D’ailleurs les rédacteurs de la Presse sont sur le point de publier un article sur la prière. Pouvez-vous svp nous faire part des principales idées sur ce sujet? Qu’est-ce la prière? Qui sont ceux qui prient? Comment? Pourquoi?          

 

Rédacteur La Presse :         

Anne-Marie et sa nièce:       

Souvent on comprend la vie à travers les histoires; alors en voici une de l’un de nos sages interrogés : 

Une fois, j’étais à la campagne. Je revenais de chez mon médecin, et il n’avait pas de bonnes nouvelles. En marchant, j’avais dans la tête un chant de Taizé : « Seigneur ne laisse pas les ténèbres me parler ». Après l’avoir fini, un huard chanta. J’ai compris que ce chant était la réponse de Dieu à mon appel.           

Quand et comment prie-t-on?

Quand on lui a demandé, Jésus a répondu qu’il faut prier sans le montrer à tout le monde, dans le silence de son cœur.        

Certains prient à haute voix avant de manger; ils remercient Jésus pour la nourriture qu’il donne, pour l’amour qu’on donne.  

D’autres prient dans leur tête, quand ils se lèvent, quand ils se couchent et à la messe. Ils prient pour augmenter leur foi et que le Seigneur protège leur famille.     

D’autres, parce qu’ils sont anxieux, prient souvent. Dans leurs prières, ils alternent demandes et remerciements, avant les examens, pendant les travaux. Ils essayent de maintenir le dialogue, sans trop demander des choses ; ils voudraient se sentir petits pour laisser de la place à Dieu.   

Où prie-t-on?   

En marchant, en montant les escaliers : une prière par marche.
Dans la nature, à l’intérieur de la forêt : on y respire plus, on se sent entouré, en sécurité.
Dans les monastères, comme à Taizé.         

On dit que Dieu parle le langage du silence. Pourtant à la messe, les évangiles nous semblent sa réponse ?   

Avec la parabole du fils prodigue, je comprends le pardon.
La réponse — J’avais faim et vous m’avez nourri — s’applique maintenant avec les itinérants que nous voyons dans les rues.          

En haut de la montagne, Dieu a parlé aux disciples.  Il a dit : « C’est mon fils, écoutez-le! »        

 

Marie : Merci cher Rédacteur. La prière, une action que nous nous souhaitons donc à tous de goûter. Merci chers collègues de TVA, Radio-Canada et la Presse ; Vos enquêtes édifiantes nous permettent de mieux comprendre cet extraordinaire événement de la vie de Jésus. Comme Jésus nous le disait, gardons les fruits de cet événement, quelque peu décortiqué par votre travail, à méditer dans le secret de nos cœurs jusqu’à sa résurrection, à Pâques. Nous en reparlerons donc à ce moment-là.      

 

Maintenant poursuivons en priant en Assemblée.
Guy, je vous rends le micro.