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Réactions sur le droit d'asile


Texte d'Édouard Potworowski

Quelques questions sur l'abus du droit d'asile

Bien que les questions touchant l'asile politique soient différentes en France et chez nous, les principes fondamentaux restent les mêmes. Par ailleurs il serait inapproprié de faire ici des commentaires de nature politique. Je me limiterai donc à des questions de moralité et de bon sens. Il est clair que nous devons accueillir des gens qui risquent la torture, la peine de mort ou un traitement cruel dans leur pays d'origine. C'est une obligation morale. Nous vivons dans un pays libre et prospère que nous devons partager avec ceux et celles qui n'ont pas la même chance que nous.
Mais notre liberté et notre prospérité, nous et nos ancêtres les avons acquises avec beaucoup d'efforts, de sacrifices et même de sang, ce qui rend les abus du droit d'asile d'autant plus répugnants. Devons-nous accueillir des bateaux pleins de réfugiés économiques? Devons nous dépenser des sommes faramineuses pour payer les dépenses légales de criminels étrangers qui préfèrent ne pas être renvoyés dans leur pays d'origine, où, disent-ils, ils seraient moins bien traités qu'ici? Je pense à deux cas récents qui ont trainé devant nos tribunaux pendant des années. Dans la même veine, on devrait se demander si nous devons extraire de pays du Proche-Orient en état de guerre des citoyens canadiens à double nationalité, et qui traitent la citoyenneté canadienne comme une vulgaire police d'assurance?
Nous devons, je pense, distinguer entre la souplesse et la mollesse, entre la générosité et le manque de jugement, entre la rectitude politique et la peur de l'opinion publique. Pour ce faire, la loi devrait être un peu durcie, à la lumière des expériences récentes avant que Canada ne devienne le Paraguay du XXIème siècle.

Communauté chrétienne Saint-Albert-Le-Grand de Montréal