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SPM 2026 05 28

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Bienvenue au message hebdomadaire de la CCSA

   Dimanche, nous célébrerons le 11e dimanche du temps ordinaire (11e DTO). Voici les textes bibliques qui seront proclamés.

Ex 19, 2-6a;Rm 5, 6-11;Mt 9, 36-10,8.

Le thème choisi par l’équipe est : Mission des douze. Ceci nous conduira probablement à penser à notre propre mission de chrétien, de chrétienne. À la mission de notre Communauté?  
De quoi réfléchir…
           
Le 21 juin, nous fêterons la Saint-Jean, le 24 tombant un mercredi. Traditionnellement nous chantons le Chant de sortie de la Messe québécoise de Pierick Houdy (un breton!).        
Toute l’assemblée est invitée à participer en battant des mains et en chantant :    
Battez des mains, acclamez Dieu,       
Tous les peuples chantez Dieu. 
Ensuite nous partagerons un apéro festif. Bien sûr, tous sont invités à s’attarder dans la nef pour échanger après l’Eucharistie.          
Je me rappelle qu’à l’été 2024 nous avons été privés des célébrations du dimanche pendant deux mois.  Parfois, il faut qu’on soit privé pour apprécier.  Cette année, nous nous réunirons tous les dimanches pour l’Eucharistie et occasionnellement pour une célébration de la Parole.      
L’été, la communauté ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. À la demande de l’Assemblée générale du 24 mai dernier, je dois faire un appel à tous les membres et aux amis et amies de la Communauté.  Notre budget pour 2026 est de plus de 74 000 $.  Si on répartissait cette somme sur toutes les fois où nous vous présentons les paniers de la quête (52 dimanches + le Jeudi saint + la Veillée pascale + Pâques et le jour de Noël), pour rencontrer nos obligations, il faudrait recueillir 1 300 $ chaque fois.  Nous sommes très loin du compte!  
Je vous rappelle que vous pouvez contribuer de différentes façons. Bien sûr, il y a les paniers de la quête. Il y a le transfert automatique mensuel : un montant fixe une fois par mois. Vous pouvez aussi utiliser les services de CanaDon qui prépare les reçus et garde une cote. Certains préfèrent donner un plus gros montant en quatre versements. D’autres ne font qu’un don substantiel dans l’année. Vous avez le choix, mais il me semble important que chacun, chacune partage dans la mesure de ses moyens le fardeau financier de la vie de la communauté.   
On a déjà suggéré de donner l’équivalent d’une journée de travail. C’est une bonne suggestion. Pensons-y, combien payons-nous pour voir un film? Pour un concert? Pour un repas au restaurant?  Ou même pour un simple combo ou un trio avec le hamburger?
Notre communauté ne vit que par le soutien de ses membres, l’engagement sans faille des bénévoles, et les dons d’une centaine de personnes.  Nous savons que certains d’entre nous ont des difficultés financières. Nous le comprenons. La communauté en vit aussi.  S’il y a des membres qui croient encore que les locaux nous sont prêtés gratuitement, ce n’est pas la réalité. Loin de là. Nous voulons garder la qualité de nos célébrations tout en utilisant le mieux possible les moyens financiers que vous donnez à votre communauté pour remplir sa mission. C’est pourquoi une nouvelle fois, nous faisons appel à votre générosité.
Entendrez-vous cet appel?        
           
Michèle Beaulac   
Présidente de la CCSA     
secretariat@st-albert.org          


Dimanche du Saint Sacrement  

Raymond Latour

Jean 6, 51-58   

De quoi a-t-on faim ?

   L’été s’installe avec ses repas simples, ses tables ouvertes, ses retrouvailles en famille ou entre amis. On demande volontiers : « qu’est-ce qu’on mange ? » Mais aujourd’hui, à l’écoute de la parole de Dieu, une autre question nous est posée : « de quoi avons-nous faim ? » Cette question touche le cœur même de l’existence. Elle révèle ce que nous cherchons, ce qui nous manque, et le sens que nous voulons donner à notre vie.    
Dans le désert, le peuple de Dieu a dû affronter cette question de manière radicale. Il a eu faim. Et cette faim est devenue l’épreuve de sa foi et de son espérance. Elle a d’abord pris la forme d’une protestation contre Dieu, accusé d’avoir abandonné ceux qu’il avait pourtant libérés de l’esclavage d’Égypte. Puis elle est devenue supplication par la voix de Moïse. Dieu a entendu son peuple : la manne a été donnée, et l’eau a jailli du rocher. À travers cet épisode, une leçon décisive s’impose : « l’être humain ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur ». Déjà, dans le récit de la Genèse, l’histoire humaine avait commencé par un dérèglement du désir : Adam et Ève ont voulu se nourrir de ce que Dieu leur interdisait.      
Dès lors que Dieu parle à son peuple, comment chercher ailleurs sa vraie nourriture ? Comment se contenter d’un pain qui passe ? Une faim a été déposée en nos cœurs, et Dieu lui-même veut la combler. 
Mais nous faisons souvent l’expérience de désirs dispersés, de recherches inabouties, de satiétés qui ne durent pas. Nos faims sont multiples, et pourtant une seule d’entre elles touche le plus profond de l’être.              
En cette fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, nous redécouvrons que Dieu n’a pas seulement mis en nous la faim du vrai pain : il a voulu lui-même se donner en nourriture. Son Fils est devenu pour nous nourriture de vie éternelle.               
Il faut ici distinguer la soif et la faim. Toutes deux expriment des besoins essentiels de l’être humain. Toutes deux sont des appels du corps à demeurer en vie. Mais la soif porte une urgence plus immédiate. On peut survivre quelque temps au manque de nourriture; on ne peut longtemps être privé d’eau. Tant qu’elle n’est pas étanchée, la soif s’impose comme une priorité absolue. Le moindre verre d’eau prend alors une valeur inestimable.             
Il en va autrement de la faim. C’est pourquoi elle éclaire mieux la question qui nous est posée aujourd’hui : « de quoi avons-nous faim ? » La faim laisse place à une attente, à une recherche, à un discernement. Souvent, nous ne savons pas clairement ce qui pourrait nous rassasier. Nous passons d’un aliment à l’autre, au propre comme au figuré. On peut avoir soif d’amour lorsqu’on se sent abandonné : cette soif demande presque aussitôt son verre d’eau. Sans amour, l’être se dessèche. 
                 
La faim d’amour relève davantage du désir. Elle demande d’être purifiée, approfondie, orientée. Elle suppose une patience, comme une certitude intérieure que l’apaisement viendra. Et cette faim nous conduit souvent vers un amour plus grand, plus beau, plus vrai. C’est à cette faim-là que répond le don du Corps et du Sang du Christ.                
Dans l’Évangile, la nourriture offerte est d’abord mise en contraste avec la manne donnée jadis au désert. Celle-ci était un don de Dieu, mais un don transitoire, périssable. Le pain vivant, lui aussi, descend du ciel; mais il porte une promesse incomparable : « si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement », dit Jésus.        
Ainsi, notre faim demeure, mais désormais elle n’est plus livrée à l’inquiétude. La nourriture est offerte. Ce que la manne annonçait sans pouvoir l’accomplir, le Christ le donne pleinement. En parlant de sa chair à manger et de son sang à boire, il ne promet pas seulement de soutenir la vie : il nous introduit dans la communion avec lui. « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. » La faim atteint alors son vrai terme. Elle ne demandait que de survivre : elle reçoit la vie véritable. Elle demandait un don de Dieu : elle reçoit Dieu lui-même. Dès lors, le pain eucharistique devient le signe de son amour, de sa fidélité, de sa présence. Il nourrit en nous cette attente, la plus profonde et fait entendre aussi la faim du monde, qui cherche encore le pain véritable. Il demande : « qu’est-ce qu’on mange? », nous le relançons par cette question qui nous habite : « de quoi avons-nous faim? »

 


Déroulement pour la fête du Saint-Sacrement


Chants pour la Fête du Saint-Sacrement

Dieu nous accueille

C'eat Toi Seigneur, le pain rompu pour notre vie

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