
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
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Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
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Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
Compte rendu du repas communautaire du 26 avril
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Bienvenue à tous les membres et aux lecteurs et lectrices de passage.
Dimanche prochain, le 21, tel que nous l’avons annoncé, nous fêterons la Nativité de Saint Jean Baptiste. Voici les textes qui seront proclamés :
* Is 49, 1-6;
* Ac 13, 22-26;
* Luc 1, 57-66.80.
Ce jour de fête sera l’occasion de partager un apéro festif. Tous sont invités à s’attarder pour échanger après l’Eucharistie dans la nef ou sur le parvis de l’église si le temps le permet.
Les Frères Dominicains célébreront l’Eucharistie pour la fête de Saint Jean Baptiste le 24, à 8 h 30.
Dans le message de la semaine dernière, je rappelais les différentes façons d’aider financièrement la Communauté. Mon objectif n’était pas de faire une levée de fonds spéciale. J’ai surtout voulu que les membres prennent conscience de la situation fragile de la Communauté qui perd des membres participants alors que les frais pour la garder vivante augmentent. C’était un appel à la participation, une participation inégale puisque toutes et tous n’ont pas les mêmes revenus, mais quand même un geste de chacun et chacune à la mesure de ses moyens. Ce n’est pas obligatoire de donner un gros montant à l’automne, on peut donner des petits montants tout au cours de l’année et même l’été! À vous de choisir, mais là encore il faut un partage. C’est aussi cela une communauté.
Je ne parlerai plus d’argent avant l’automne, promis.
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org
« Il s’appellera Jean ». C’est dit. Par Élisabeth, la mère. Étonnante rupture avec la convention qui aurait imposé le nom du père, Zacharie. On se tourne donc vers lui : « Son nom est Jean », confirme-t-il par écrit, conformément à l’ordre de l’ange Gabriel qui lui avait annoncé l’improbable naissance d’un fils.
L’affirmation du nom équivaut à une profession de foi. Zacharie recouvre l’usage de la parole, perdu alors qu’il s’était autorisé à poser quelques questions pas trop au goût de l’émissaire de Dieu. Son nom est Jean. Tout l’entourage approuve et se réjouit.
Jean est ainsi accueilli en ce monde avec la mission dont son nom est porteur : « Dieu fait grâce ». Si la Bible accorde beaucoup d’importance aux noms, qui anticipent le destin des individus, les noms de famille n’avaient pas cours. On ne trouve le plus souvent que les rapports familiaux — « fils de », « fille de » — ou le lien avec la tribu, le lieu ou le métier.
Jean. Un nom tout simple auquel son père Zacharie a rattaché une prophétie « il sera appelé prophète du Très-Haut ». Jean dont la mission lui a valu plusieurs surnoms : « le Précurseur », « l’Élie qui doit venir », « le premier témoin du Messie », « l’ami de l’Époux », « la Voix dans le désert », et, dans la tradition orientale, « l’Ange du désert ». Mais aujourd’hui, pour sa fête, nous le désignons en fonction de son activité la plus marquante, celle qui devait préparer la venue du Messie, « Jean le Baptiste », notre saint Jean-Baptiste !
Comme nous en avons fait notre patron, pourquoi ne pas le québéciser un petit peu ? Le Québec du Régime français, avec la France, la Suisse et l’Écosse, a eu cette particularité de créer des noms-dits. Des surnoms sont devenus des patronymes. Il s’agissait de distinguer entre eux des gens qui portaient le même nom en leur accolant un trait qui les identifie : le lieu, le métier, le caractère ou le lien de parenté.
Saluons les Boulanger, Lécuyer, Boucher, Charron, Dubois, Delorme, Letendre, Legendre et autres noms de famille descriptifs. Et en cette fête, signalons tous ces noms venus d’ailleurs et qui sont maintenant des nôtres. Notre identité s’enrichit.
Alors, quelle appropriation locale de Jean-Baptiste pourrions-nous proposer ? Quel nom de famille lui conviendrait-il ? Je vous propose « Jean Lavoix », L-A-V-O-I-X, même s’il n’y en a plus beaucoup avec cette orthographe par chez nous : Lavoie, avec la voie, en serait un dérivé. Notons, par souci de cohérence, que Jean-Baptiste était parent avec Jésus Lavoie (voie).
Ce jeu de noms nous ramène au cœur de la mission de Jean. La voix porte la parole. Elle montre la voie, ouvre le chemin. Elle est instrumentale. Sans elle, il y aura au mieux un silence habité. Avec elle, il y aura un sens, une présence.
La voix se diffuse. Elle veut atteindre jusqu’aux régions éloignées. Elle ne connaît pas de frontière. Le vent, l’Esprit, lui donne de voyager, de s’insinuer dans tous les espaces, jusque dans les replis du cœur. La voix se fait lumière : elle devient, comme Jean-Baptiste, la lampe qui éclaire.
Jean nous a donné la Parole. Il nous invite aujourd’hui, en ce solstice d’été, à prendre aussi la parole pour témoigner de la Lumière véritable.
Jean-Baptiste-dit-« Lavoix » suscite en nous la Parole ; il nous redit aujourd’hui notre vocation prophétique reçue au baptême. Nous sommes comme lui, comme l’était aussi Isaïe, au service de la Parole, qui nous saisit et nous envoie.
Plusieurs s’intéressent à la généalogie. Il semble que de quelque manière, nous sommes tous plus ou moins parents. Redécouvrons aujourd’hui notre lien de parenté avec le bien nommé Jean-Baptiste-dit-Lavoix.