CCSA






Communauté chrétienne Saint-Albert-le-Grand

Faire un don




Suivez-nous  


Chemins de foi


Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert


Notre communauté


Une recherche de foi vécue communautairement


Une communauté créative depuis 50 ans


Engagement des membres


Nous nous souvenons de Guy Lapointe

Legs liturgique de Guy Lapointe


La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011


Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens


Compte rendu du repas communautaire du 26 avril


Silence Prière Musique

Pour accéder aux archives de Silence Prière Musique
CLIQUER ICI

Bienvenue au message hebdomadaire de la Communauté chrétienne

 

Nous venons d'être informés que le petit stationnement devant le 2715 sera ouvert demain, dimanche 30 août.


Le 30 août, nous accueillons fr. Bruno qui présidera la célébration du 22e dimanche du temps « ordinaire ».
Matthieu, en 16, 21-27 nous présente Jésus qui annonce sa passion et qui nous invite à le suivre malgré les nombreuses difficultés que nous rencontrons.



Voici les textes bibliques de ce dimanche :
Jr 20, 7-9;
Rm 12, 1-2;
Mt 16, 21-27
Et les textes du 23e dimanche, 6 septembre :
Jr 20, 7-9;
Rm 12, 1-2;
Mt 16, 21-27
 
Vous dirais-je comme j’ai hâte que nous nous retrouvions nombreux pour célébrer ensemble la Parole et l’Eucharistie? L’été qui s’achève nous a quelque peu ralentis, je crois, avec ses sautes d’humeur météorologiques.  
Si vous vous êtes joint à la Communauté il y a quelques années, vous avez probablement remarqué que la période entre le dimanche de la Rentrée, cette année le 13 septembre, et la fête de la Saint-Jean constitue pour nous ce que j’appelle « les temps forts ». Les comités et les services sont plus actifs, les repas communautaires et les rencontres de Chemins de foi reprennent. Il y a plus de membres pour assumer les tâches nécessaires, ou plutôt essentielles, à la vie de la Communauté. Ne nous faisons pas d’illusion, l’existence de notre communauté tient surtout et avant tout à l’engagement de ses membres. Nous aurons l’occasion de nous en reparler bientôt.
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours… mais j’ai bon espoir que le stationnement sera enfin pavé et qu’il sera plus facile d’y circuler.  

À dimanche,

Michèle Beaulac   
Présidente de la CCSA     
secretariat@st-albert.org  


22e Dimanche du temps ordinaire 
Bruno Demers

Matthieu 16, 21-27

Mt 16, 21-27 : Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera.


Avez-vous déjà commencé à inscrire des rendez-vous dans votre agenda de l’automne? Cette semaine, j’ai réalisé que, alors que nous sommes encore dans le mois d’août, mon agenda est déjà plein pour septembre, octobre et novembre. Avez-vous le même problème? Et je suis supposé être à la retraite! C’est fou à quel point nous sommes sollicités par toutes sortes de choses! Au point que, de temps en temps, il importe de s’arrêter et se demander : Qu’est-ce qui est le plus important pour moi? Ce n’est pas facile à répondre, nous le savons. Qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour que je puisse mener une vie signifiante et comblante? Car, vous comme moi, nous ne voulons pas passer à côté de notre vie.

Par un beau hasard liturgique, l’Évangile d’aujourd’hui nous offre une piste de réponse. Et il le fait, comme souvent d’ailleurs, sous la forme d’un paradoxe : Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi, la trouvera! Paradoxe, oui, parce que cette proposition semble aller contre le gros bon sens! En effet, spontanément, nous avons comme projet de vie : l’accomplissement de nous-mêmes, la reconnaissance des autres, ou tout simplement, la recherche constante du bien-être et des petits plaisirs. Or, d’après l’Évangile, un tel chemin conduit, en réalité, à une impasse. Nous restons centrés sur nous-mêmes, nous nous renfermons dans nos propres perspectives.

L’alternative que Jésus propose aujourd’hui implique un total décentrement de nous-mêmes. Sa parole est une parole de qui sauve parce qu’elle fait éclater nos illusions… Il ne s’agit plus de prendre tout ce que la vie nous offre pour nous construire et nous épanouir. Il s’agit plutôt de quitter cette logique de captation pour adopter une logique de don. Pour Jésus, une vie donnée n’est jamais perdue. On le devine un peu quand on est parent, grand-parent, éducateur, soignant, etc.

L’être humain n’est pas seulement un être d’échange économique. Au fond de lui-même, cela ne le satisfait pas. L’être humain n’est pas qu’un être de production, un consommateur ou un client. Il est d’abord et surtout un être de relations. Ce qui est vraiment important, ce n’est pas l’accumulation de richesses. C’est plutôt notre réseau humain, nos familles, nos amis, les personnes qui nous entourent. Nous aimons donner parce que le don est le langage de l’amour. Le besoin d’aimer, d’être aimé, de donner est plus fort et fondamental que le besoin d’acquérir. Le don crée du lien vivant autour de nous, il crée des relations.

C’est dans cette logique du don que Jésus a trouvé l’unité de sa vie. On le voit bien dès la scène initiale des tentations dans le désert, où il renonce à adopter les chemins du pouvoir, de l’avoir et du paraître aux yeux des autres. C’est à ce même renoncement qu’il invite toute femme et tout homme qui veut sauver sa vie dans le texte d’aujourd’hui : Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Prendre sa croix, cela a longtemps été compris dans l’Église sous la forme d’une mortification ou d’une valorisation de la souffrance en elle-même. Ou encore sous la forme d’une culture de la méfiance devant les joies et les plaisirs de l’existence. Non, la croix n’a jamais été le but de Jésus. Il n’est pas venu sur terre pour souffrir et mourir sur la croix. Il est venu plutôt annoncer et faire advenir le Royaume de Dieu. C’est la ligne de fond de tout son ministère parmi nous. Or, cette annonce d’un Royaume de justice et de paix, par les remises en question qu’elle entraînait, a engendré beaucoup d’incompréhension et d’opposition chez ses auditeurs. Jésus l’a très vite perçu. Mais, devant une telle résistance qui se manifestait de toutes parts, Jésus ne s’est pas défilé. Il n’a pas changé son message ni ses agissements. Il a été fidèle à la mission confiée par son Père.

Une vie au service de la vie et de la dignité humaine. Une vie au service de la vérité sur Dieu et sur son rapport avec l’humanité. Jésus a été fidèle jusqu’au bout, jusqu’à la croix, qui est donc devenue le symbole d’une vie donnée. C’est en vivant sa vie dans un complet décentrement de lui-même que Jésus a recentré sa vie sur le Royaume et a ainsi accompli sa mission.

Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie? Pour nous réaliser pleinement, nous pourrions aussi nous demander : Qu’est-ce qui nous empêche de donner?



Chants

pour le 22e Dimanche du temps ordinaire

Dieu qui nous appelle à vivre

Fiez-vous en Lui

© CCSA. Tous droits réservés.       Conditions d'utilisation    Politique de confidentialité        SUIVEZ-NOUS