
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
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Voici les lectures bibliques de dimanche prochain, fête de la Sainte Trinité :
* Ex 34. 4b-6.8-9;
* 2 Co 13, 11-13;
* Jn 3, 16-18
L’assemblée générale annuelle de la Communauté s’est tenue dimanche dernier et s’est très bien déroulée. Je crois que les 36 participants et participantes ont été satisfaits des informations reçues, des discussions et particulièrement des témoignages des quatre personnes qui ont accepté de les livrer. Nous n’avons pas eu besoin de tenir des élections puisqu’il y avait six candidats pour les six postes vacants. Bertin D. a accepté de remplacer Catherine S. comme conseiller au comité exécutif. La liste des membres du Conseil de pastorale sera affichée dimanche au babillard.
Il y a des questions qui n’ont pas été abordées parce que nous devons attendre de connaître certaines décisions prises au prochain chapitre des Dominicains en juillet. Selon ce qui sera décidé, nous nous réunirons en septembre pour en discuter en Communauté; ce sera en quelque sorte le dernier point à l’ordre du jour de cette AG exceptionnellement fractionnée.
Silence, Prière, Musique nous invite à la dernière rencontre de l’année jeudi prochain. Plusieurs instrumentistes seront présents. On peut en voir la liste sur notre site web.
Centre culturel chrétien de Montréal a reporté son assemblée générale au 3 juin à 19 h dans l’église.
Dimanche prochain, le Tour de l’île nous propose tout un défi! La carte Festival GO Vélo MTL nous donne les passages pour les véhicules. Je crois que je prendrai le bon vieux métro.
Un immense merci à tous ceux et celles qui ont participé à l’AG, et tout particulièrement les membres du conseil de pastorale qui s’engagent l’année prochaine.
Un grand merci également aux deux webmestres Jean-Robert Derome et Jean Bertin-Mahieux qui éditent et publient sur le web et par courriel le message hebdomadaire de la présidente.
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.og
Facebook : Communauté chrétienne St-Albert-le-Grand (108 membres)
Il y a eu un délai dans le don de l’Esprit. Il s’est fait attendre. Depuis bien longtemps, Dieu souhaitait que l’Esprit soit répandu sur toute chair. Il y a eu aussi ce délai, beaucoup plus court survenu après l’Ascension du Seigneur, quoique l’Évangile que nous venons de proclamer n’en tienne pas compte puisque l’apparition du Ressuscité est aussitôt lié au don de l’Esprit.
Mais la liturgie nous aligne sur le calendrier juif qui célébrait déjà la Pentecôte, une fête agraire, qui a reçu un tout nouveau sens. C’est déjà une indication que même si l’événement de la Pentecôte est unique, il peut aussi se renouveler. Les Actes des Apôtres en présente au moins trois : celle décrite aujourd’hui, qui nous est familière, celle des Samaritains et enfin, autre irruption de l’Esprit, celle qui rejoindra les païens. C’est sans parler des nouvelles Pentecôtes que nous souhaitons pour notre Église. Le souffle ne doit jamais lui manquer !
Au moment de quitter les Apôtres, Jésus leur confiait une mission jusqu’aux extrémités de la terre et leur promettait une force pour l’accomplir. Il a tenu promesse ! Tous et toutes, en Église, nous sommes maintenant équipés pour réaliser cette mission sans frontière. Comment la recevons-nous dans le monde qui est le nôtre ?
La fête de la Pentecôte, c’est la sortie de l’isolement et de l’enfermement.
Israël avait d’abord été chargé d’annoncer au monde les merveilles de Dieu. C’était le but de son élection, en faire un peuple-témoin.
Mais les choses se sont passées autrement. Plutôt que d’aller vers les autres peuples et leur annoncer le Dieu unique qui souhaitait entrer en alliance avec tous, Israël s’est félicité d’être le peuple saint et a décidé de conserver sa sainteté en évitant les contacts avec les païens. La Loi de Moïse a servi de justification à ce repli sur soi, à établir une frontière entre le pur et l’impur. C’est ainsi qu’Israël, tout en se glorifiant du choix de Dieu, en est venu à exclure païens et pécheurs. À la limite, un péché contre l’Esprit !
Les disciples de Jésus n’ont pas eu spontanément cette vue universaliste. Nous les retrouvons aujourd’hui enfermés dans une maison par peur des Juifs.
C’est avec la Pentecôte que la mission universelle prendra enfin son envol. Les disciples devenus apôtres découvrent le sens de leur envoi qui les amène à s’ouvrir toujours plus aux nations païennes, elles aussi appelées à se réjouir des dons de Dieu. À quelle ouverture sommes-nous aujourd’hui appelés ?
Vatican II a voulu répondre à cette question en proposant une Église dans le monde et pour le monde, une Église capable d’accueillir les défis de la modernité, la diversité et la richesse de l’expérience humaine. Une Église qui ne soit plus centrée sur elle-même et soit résolument au service du monde. Une Église qui soit à l’écoute des joies, des peines et des attentes de l’humanité, particulièrement les pauvres et les petits.
Encore là, les replis ont été nombreux, surtout dans le désir de concilier l’appel à la sainteté avec les enjeux moraux que posent notre société. Sa charité n’a pas toujours été inconditionnelle. Plusieurs, aujourd’hui encore, se sentent exclus de sa vie sacramentelle. L’Église est constamment interpelée dans sa mission d’enseignement aussi bien que dans sa tâche pastorale. Comment ne pas sacrifier l’un au profit de l’autre ? Comment proposer les valeurs évangéliques tout en faisant montre de compassion pour les gens qui peinent à suivre cette voie ?
L’ouverture se traduit maintenant dans le langage contemporain par le mot « inclusion ». L’Esprit est en mission. Son travail consiste à nous faire entrer de plus en plus dans les perspectives de Dieu, à découvrir pourquoi son Fils nous a été envoyé, quel sens, quelle portée, a sa résurrection et quel monde nouveau devrait advenir. L’Esprit qui est vie nous anime. C’est l’Esprit qui nous donne, à la lumière de l’Évangile-Parole vivante, de discerner ce qui va ou non selon le dessein de salut de Dieu. Sa présence nous permet de surmonter nos peurs de l’autre, dans ses différences. Les inquiétudes, si elles provoquent des remises en question, peuvent être salutaires. Dans la réflexion synodale des dernières années, c’est ce principe d’inclusion qui été beaucoup mis de l’avant. Une Église-communion doit pouvoir accueillir tous ses enfants à sa table.
Le Ressuscité a d’abord rencontré les disciples en leur souhaitant la paix : « La paix soit avec vous ». C’est le premier bienfait de la Résurrection aussi bien que du don de l’Esprit : la paix en abondance déversée dans les cœurs. La mission confiée aux disciples procède de cette même paix. Elle fait d’eux des agents de réconciliation : « Recevez l’Esprit-Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ». C’est en témoignant de cette paix que nous dépasserons les frontières et tous les murs de séparation entre les êtres humains. Cela nous ouvre tout un chantier pour réparer les fractures sociales, pour favoriser de nouveaux rapports avec les peuples autochtones, un accueil plus généreux pour les migrants, un meilleur dialogue entre les générations, une ouverture à tous ceux et celles qui, pour une raison ou une autre, se perçoivent en marge de la société ou de l’Église. L’Esprit révèle, l’Esprit dessine ce monde voulu par Dieu.
L’Esprit nous guide et nous éclaire pour que nous comprenions toujours davantage à quel point le dessein de Dieu est inclusif, englobant. Si nous voulons être ses témoins, rappelons-nous que nous sommes envoyés à la manière du Fils : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Sans l’Esprit Saint, ce serait mission impossible. Avec l’Esprit Saint, ce sera une expérience décisive pour entrer véritablement en communion avec le Christ et avec nos frères et sœurs.