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Nous venons d'être informés que le petit stationnement devant le 2715 sera ouvert demain, dimanche 30 août.


Le 30 août, nous accueillons fr. Bruno qui présidera la célébration du 22e dimanche du temps « ordinaire ».
Matthieu, en 16, 21-27 nous présente Jésus qui annonce sa passion et qui nous invite à le suivre malgré les nombreuses difficultés que nous rencontrons.



Voici les textes bibliques de ce dimanche :
Jr 20, 7-9;
Rm 12, 1-2;
Mt 16, 21-27
Et les textes du 23e dimanche, 6 septembre :
Jr 20, 7-9;
Rm 12, 1-2;
Mt 16, 21-27
 
Vous dirais-je comme j’ai hâte que nous nous retrouvions nombreux pour célébrer ensemble la Parole et l’Eucharistie? L’été qui s’achève nous a quelque peu ralentis, je crois, avec ses sautes d’humeur météorologiques.  
Si vous vous êtes joint à la Communauté il y a quelques années, vous avez probablement remarqué que la période entre le dimanche de la Rentrée, cette année le 13 septembre, et la fête de la Saint-Jean constitue pour nous ce que j’appelle « les temps forts ». Les comités et les services sont plus actifs, les repas communautaires et les rencontres de Chemins de foi reprennent. Il y a plus de membres pour assumer les tâches nécessaires, ou plutôt essentielles, à la vie de la Communauté. Ne nous faisons pas d’illusion, l’existence de notre communauté tient surtout et avant tout à l’engagement de ses membres. Nous aurons l’occasion de nous en reparler bientôt.
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours… mais j’ai bon espoir que le stationnement sera enfin pavé et qu’il sera plus facile d’y circuler.  

À dimanche,

Michèle Beaulac   
Présidente de la CCSA     
secretariat@st-albert.org  


Le 23e dimanche du temps ordinaire

Faire communauté : la sainteté, c’est notre affaire !   

6 septembre 2026

Matthieu 16, 21-27

Raymond Latour

Quand quelqu’un s’avise de nous faire des reproches, des remontrances, quel accueil lui faisons-nous ? Assez spontanément, nous nous raidissons : « pour qui se prend-il, pour qui se prend-elle ? » Et il ne faudra pas grand temps avant que nous l’invitions à se mêler de ses affaires.              
« Moi, j’me mêle de mes affaires! », dira-t-on pour prévenir toute intrusion dans son espace personnel. Nous nous protégeons contre qui oserait franchir la ligne : « Ça ne te regarde pas ! ». De façon un peu paradoxale, dans les médias sociaux, cet individualisme semble battre en retraite. Nous livrons spontanément à plein de gens un tas d’informations sur nous et sur les nôtres, parfois avec une certaine impudence ou imprudence.                
Nous partageons ce qui nous flatte, nous dirigeons le regard de l’autre sur ce que nous aimons donner à voir, ce qui renforcera notre opinion, ce qui valorisera tel ou tel épisode de nos vies. Mais généralement, le regard critique est perçu comme importun. Même des amis intimes doivent y aller avec grande délicatesse s’il s’agit de mettre le doigt sur quelque parole ou action désapprouvée ou carrément répréhensible.               
       Voilà, c’est dit, si chacun s’occupait de ses oignons, cela irait beaucoup mieux, pense-t-on généralement. Mais ce n’est pas l’avis de l’évangile que nous venons d’entendre. Celui-ci nous fait passer de la défense de notre espace personnel à une question plus large : que devient la communion quand le péché blesse un frère ou une sœur ?                  
Il y est question d’un péché, non identifié, qui aurait un impact non seulement sur une personne mais aussi, semble-t-il, sur l’ensemble de la communauté. L’affaire pourrait se régler aisément si le coupable accueillait les reproches et décidait de s’amender. Dans le cas contraire, la communauté sera impliquée dans une décision qui pourrait aller jusqu’à la répudiation de cet individu qui n’en serait plus considéré comme un membre à part entière.        
       C’est ici que surgit une difficulté pour notre mentalité actuelle. Nous nous imaginons mal qu’une communauté chrétienne puisse en quelque sorte instruire un procès. Il revient plutôt au système judiciaire de traiter les infractions. Par ailleurs, ne trouve-t-on pas dans les évangiles des mises en garde comme « Ne jugez pas ! » ou cette parabole de la paille et de la poutre ?      
Saint Paul que nous avons entendu plus tôt, nous dirait que nous devons en tout être guidés par la loi de l’amour. Un amour envers les personnes, mais aussi envers notre communauté chrétienne. Ainsi compris, cet amour pourrait aller jusqu’à prescrire certaines interventions en vue d’une correction, dans le respect, avec discrétion et un souci d’objectivité. Un exercice délicat, qu’il serait difficile de formaliser.       
       Nous formons une communauté. Nous nous désignons mutuellement comme frères et sœurs parce que nous avons eu part à un même baptême, que nous partageons une commune vocation à la sainteté. Cela a des implications.       
                 
Notre communauté est communion. C’est son identité même puisqu’elle est rassemblée par une même Parole qui a conduit à la foi chacun et chacune de nous. Nous n’éprouvons pas toujours la profondeur et la vérité de ces liens. C’est pourquoi, comme dans le cas de l’évangile d’aujourd’hui, la communauté ne peut pas tout simplement « laisser passer », fermer les yeux. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom », dit Jésus : cela doit rendre possible la réconciliation, rendre sensible sa présence au milieu de nous. Plus qu’un réconfort, une capacité de surmonter nos ruptures et nos divisions.            
Le problème est ainsi posé : « si ton frère a commis un péché contre toi »… il y a eu une victime. Toute l’intention de l’Évangile consiste à nous transmettre ce message : éviter à tout prix de cristalliser ce type de relation, avec d’une part, une personne offensée, et d’autre part, l’autre qui serait à jamais considérée comme l’offenseur.             
Mais voilà, petit problème : selon l’évangile, c’est à la personne offensée que revient l’initiative en vue d’une réconciliation. Dans le cas qui nous occupe, en bout de ligne, la communauté ne s’érigerait pas en tribunal mais en dernière instance pour rétablir la communion qui est le but recherché. Il lui faut être vigilante. Il lui faut aussi être cohérente : si elle entend exercer dans le monde un rôle prophétique, en étant parfois critique des travers de la société, elle doit aussi être en mesure de rechercher la paix et l’unité dans sa propre maison.                 

                 
                 
Le péché a cet effet d’atteindre au tissu de notre communion. L’évangile nous invite à effectuer un travail de raccommodage, de réparer ce que des tensions auraient pu effilocher. C’est un impératif pour nous qui, au baptême, avons revêtu le Christ, nous qui sommes constitués en assemblée sainte, unie par la Parole, animée par l’Esprit de Dieu.         
Peu importe la manière, l’évangile nous invite collectivement à assumer notre vocation à la sainteté. Parce que la sainteté, la mienne et celle de toute la communauté, c’est mon affaire, ton affaire, notre affaire !    


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