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Message hebdomadaire de la Communauté chrétienne

    Bienvenue à tous les membres et aux lecteurs et lectrices de passage.     
Dimanche prochain, le 21, tel que nous l’avons annoncé, nous fêterons la Nativité de Saint Jean Baptiste. Voici les textes qui seront proclamés :    
Is 49, 1-6;        
Ac 13, 22-26;    
Luc 1, 57-66.80.
        
Ce jour de fête sera l’occasion de partager un apéro festif. Tous sont invités à s’attarder pour échanger après l’Eucharistie dans la nef ou sur le parvis de l’église si le temps le permet.    
           
Les Frères Dominicains célébreront l’Eucharistie pour la fête de Saint Jean Baptiste le 24, à 8 h 30.     
           
Dans le message de la semaine dernière, je rappelais les différentes façons d’aider financièrement la Communauté.  Mon objectif n’était pas de faire une levée de fonds spéciale.  J’ai surtout voulu que les membres prennent conscience de la situation fragile de la Communauté qui perd des membres participants alors que les frais pour la garder vivante augmentent.  C’était un appel à la participation, une participation inégale puisque toutes et tous n’ont pas les mêmes revenus, mais quand même un geste de chacun et chacune à la mesure de ses moyens. Ce n’est pas obligatoire de donner un gros montant à l’automne, on peut donner des petits montants tout au cours de l’année et même l’été!  À vous de choisir, mais là encore il faut un partage. C’est aussi cela une communauté.        
Je ne parlerai plus d’argent avant l’automne, promis.         
           
Michèle Beaulac   
Présidente de la CCSA     
secretariat@st-albert.org          


11e Dimanche du Temps Ordinaire 
Raymond Latour

Matthieu 9, 36-10,8.

« Saisi de compassion »

    L’amour, le précepte d’aimer son prochain, se retrouve sous une forme ou une autre dans la plupart des grandes religions. Jésus nous a laissé le grand et nouveau commandement de l’amour après l’avoir illustré d’une manière indépassable. « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », disait-il à ses disciples avant de subir sa passion et sa mort en croix.    
L’amour ne se commande pas, mais Jésus s’adressait à notre volonté pour garder présent cet horizon du don de soi. La compassion relève de l’amour. Quand Jésus est saisi de compassion, comme c’est le cas dans l’évangile que nous venons d’entendre, ce qui affleure en lui déclenche aussitôt une action.        
       La compassion se présente comme le moteur de l’intervention de Jésus. Elle porte un double mouvement : d’abord un regard qui capte une réalité qui n’est pas forcément explicite, puis une résolution se forme pour produire le geste en exacte correspondance avec la « vision » d’un besoin à combler.     
Dans notre évangile, Jésus a sous les yeux des « foules ». Cette vue trouve aussitôt en lui une traduction : elles étaient comme des brebis sans bergers, désemparées et abattues. Personne parmi ces foules n’appelle sa pitié. Aucun cri ne monte à ses oreilles. Le regard de Jésus intériorise spontanément toute la détresse qui s’étale devant lui. Il est « saisi » de compassion. L’expression indique bien que l’émotion ressentie s’est emparée de lui. Il n’a pas eu à lui donner son accord, son assentiment. La compassion, comme une douce violence.           
Contrairement à d’autres récits, Jésus cette fois n’entre pas directement en action. La compassion qui le saisit devient aussitôt mission confiée : la tâche est immense, et voilà qu’il en remet l’exécution à ses douze Apôtres. Ils sont envoyés comme dans le prolongement de ce mouvement de compassion de Jésus. 
Il leur demande d’aller vers ces « brebis perdues d’Israël », dans l’exacte continuité des foules qui lui paraissaient comme des brebis sans bergers. C’est comme si Jésus distribuait sa compassion à ses disciples, qu’il les en rendait participants. Puisqu’ils sont avec lui, ils partagent le même souci, le même désir d’agir pour soulager les misères.      
La compassion ne planifie pas, n’organise pas, ne calcule pas. Elle réclame impérativement une action, dans l’urgence de réparer l’humanité blessée. Elle oblige, sans obligation, et établit un lien avec des personnes et des situations jusque-là étrangères. 
Qui éprouve de la compassion devient soudainement concerné par des réalités qui ne le concernaient pas au préalable. La compassion serait cette rencontre chez l’autre d’une commune humanité, même si les conditions d’existence peuvent différer grandement.           
Ainsi, la compassion éprouvée par Jésus serait à l’origine de la mission des Douze et, par-delà, de celle de toute l’Église. En Église, nous sommes appelés à demeurer en état de compassion, partageant sur notre monde le regard du Christ.     
Un amour agissant est à notre programme : un amour et une compassion qui déterminent à la fois notre parole et notre action. C’est cette compassion reçue du Christ qui nous envoie, aujourd’hui encore, vers toute humanité blessée.    
La compassion rend intérieur ce qui était d’abord extérieur. Cette intériorisation devient appropriation, puis sortie de soi, élan vers l’autre. Pas d’Église en sortie sans compassion.  
Dans la Bible, la compassion est un sentiment qui habite Dieu, qui décrit ses entrailles de miséricorde. Dans notre vécu chrétien, elle est une participation à l’amour de Dieu. Jésus a été mis en mouvement par la compassion. Cela pourrait tout aussi bien être décrit comme l’intrusion de l’Esprit en lui. Ainsi, la compassion, émotion motrice et originelle, a très bien pu présider aussi bien à la création qu’à la recréation du monde, de l’être humain. La compassion pour la transformation du monde. 
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement! », nous incite Jésus. La personne immergée dans la tristesse, « désemparée et abattue », ne serait guère en situation pour venir en aide à qui que ce soit. La compassion vient réclamer de nous une force qui nous habite, parfois même à notre insu. Elle nous fait reconnaître une richesse reçue gratuitement de Dieu et dont nous ne pouvons tirer aucun mérite. Quand, comme Jésus, nous sommes « saisis » de compassion, Dieu agit en notre cœur pour que son don ne s’immobilise pas, qu’il poursuive sa course et atteigne tous ses destinataires. Compassion et gratuité : c’est l’amour à la manière de notre Dieu.      


Déroulement pour le 11e Dimanche du Temps Ordinaire


Chants pour le 11e Dimanche du temps ordinaire

L'Esprit de Dieu repose sur moi

À ce monde que tu fais

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