
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
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Salutations chaleureuses à toute la Communauté
Dimanche, nous célébrerons la fête du Saint-Sacrement, voici les textes bibliques pour ce jour :
* Dt 8.2-3, 14b-16a;
* 1 Co 10, 16-17;
* Jn 6, 51-58
Accès : Les travaux vont bon train, on se prépare à recouvrir la rue. Le dimanche, il est possible d’utiliser le stationnement de l’école. On y entre à gauche de l’ancienne entrée du couvent (donc plus à l’ouest).
Conseil de pastorale
On m’a demandé de rappeler le rôle du conseil de pastorale dans notre communauté. Le conseil de pastorale est composé de la présidente et de 11 membres élus par l’Assemblée générale (AG). Il se réunit au moins 5 fois dans l’année. C’est le cœur de la Communauté. Il doit porter la préoccupation et la responsabilité de la Communauté entre les AG. Il se donne les comités, les responsables et les outils nécessaires.
Le conseil de pastorale voit à l’application des décisions de l’AG. Il étudie les projets, les orientations, les stratégies proposés par l’AG, il prend les décisions quant à leur pertinence et leur faisabilité compte tenu de l’Énoncé de mission de la Communauté et s’assure de leur suivi. La volonté de « faire communauté » doit orienter les décisions et guider l’interprétation des règles de fonctionnement de la CCSA.
Le conseil est le lieu de réflexion sur les questions de fond qui touchent la communauté et son avenir. Il est également responsable de l’animation de la vie spirituelle au sein de la communauté.
Le conseil de pastorale élit parmi ses membres les personnes qui constitueront l’exécutif avec la présidente. Il propose le prêtre répondant à présenter à l’Archevêché pour nomination. Il crée ou dissout les comités et reçoit leur rapport annuel.
Le conseil est responsable de la gestion des fonds de la CCSA. Il prépare les AG.
Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter la version intégrale sur notre site web www.st-albert.org dans le volet Organisation.
Vous pouvez aussi visiter notre page Facebook et y laisser un commentaire sur la vie de la Communauté, sur des textes lus ou sur l’homélie du dimanche. Tout ce qui peut nous aider à cheminer dans notre vie de chrétiens et chrétiennes.
À dimanche,
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org
Dieu nous a aimés le premier. Dieu a fait les premiers pas. Dieu a tellement aimé le monde, nous dit encore l’Évangile que nous venons de proclamer. La belle histoire d’amour ! Du moins, c’est ainsi qu’elle nous apparait dans son dénouement. Mais pour Dieu, au commencement, c’était un peu compliqué.
Il fallait y aller avec précaution. Ne pas tout dire d’un seul coup. Il y faudra du temps, c’est sûr. Pour s’apprivoiser. Surtout ne pas effaroucher cette pauvre humanité ! Comment l’aborder ? À la moindre approche, elle risquait de s’étrangler dans le sentiment du sacré. Voir Dieu et mourir, c’était la mentalité qui prévalait. Une séparation semblait nécessaire entre deux mondes qui ne pouvaient cohabiter. La sphère du divin, à la limite, les poètes et les sages pouvaient tenter de l’approcher, mais à respectueuse distance. Quant aux gens ordinaires, ils cherchaient surtout à composer avec ces forces qui leur échappaient et qui peut-être contrôlaient le destin de tout un chacun. Surtout ne pas se les aliéner, ne pas se les mettre à dos, ne pas attirer la malédiction. Se protéger.
Comment s’y prendre ? se demandait Dieu. Comment s’y prendre pour établir une vraie relation, disons le mot, une alliance ? C’était délicat. Un jour, Dieu approcha un représentant de cette humanité : Moïse. L’affaire semblait prometteuse puisque Moïse avait tendu l’oreille, avait entendu l’invitation à se rendre sur la montagne du Sinaï. Et ce matin-là, il y répondait.
Le moment des présentations était venu… Dieu se nomme à Moïse. Trois fois, Dieu s’est désigné comme « le Seigneur ». C’était peut-être un peu trop… trop intimidant… trop… écrasant… Alors, Dieu se fait rassurant et va un peu plus loin dans les présentations, au point d’ouvrir son cœur, de se déclarer « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ».
Quel gage de fidélité que ce visage de douceur ! Pas du genre à recourir à la violence, à la contrainte. Dieu se tient là devant Moïse dans une surprenante humilité. Rien de tonitruant, rien de menaçant… rien de trop divin… presqu’humain.
Mais Moïse, lui, demeure un peu partagé. Pas du tout certain que lui et son peuple sauront répondre à la hauteur d’un tel amour. La tendresse de Dieu, sa miséricorde, son amour, sa vérité : tout cela lui paraît démesuré au regard de ce qu’il connaît de lui-même et de son peuple. Le partenaire semble bien mal assorti, du moins à vue humaine. Dieu n’ignore sûrement pas qu’il a affaire à un peuple à la nuque raide. Moïse semble surtout retenir de Dieu sa miséricorde. Il entrevoit déjà les infidélités qui viendront. Les tables d’alliance exprimeront les clauses du contrat, mais par-dessus tout il faudra la miséricorde. Sans elle, cette alliance sera vouée à l’échec. « Tu pardonneras nos fautes et nos péchés », présume-t-il de ce Dieu dont il ne connaît pas encore la folie amoureuse. Il lui tend la main, avec une belle confiance. Visiblement Dieu a réussi à parler à son cœur.
Tout confus Moïse déclare : « S’il est vrai que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous ».
C’est l’invitation que Dieu attendait ! Il lui plairait de marcher au milieu de nous à un point que ni Moïse, ni aucun prophète n’auraient pu imaginer. Ce sera la venue du Fils, puis celle de l’Esprit pour assurer une présence plus intime encore. Pour révéler davantage son nom. Pour manifester jusqu’où va son désir de communion.
L’histoire d’amour se poursuit. Et jamais nous ne nous y habituons vraiment. Dieu n’a jamais fini de se dire. Dieu se nomme et se donne. Hier, aujourd’hui et demain. Son amour s’est inscrit dans nos cœurs par son Esprit. Le souhait de Moïse a été exaucé : Dieu a fait de nous son héritage. Nous partageons son nom, celui qui fait notre fierté. Depuis Pâques, nous le savons, nous vivons de sa vie. Depuis la Pentecôte, nous l’expérimentons : son Esprit nous accompagne et marche avec nous. Qui a connu un tel amour pressent bien qu’il rime avec toujours et qu’il s’épanouira en vie éternelle.
Moïse l’avait déjà compris, Dieu se dit et n’a qu’une Parole. Faut-il reprendre les présentations ? « Je suis le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux. »