En moins d’une semaine, le Royaume promis s’était effondré. Ces disciples n’avaient plus qu’à fuir : effectivement, c’est ce qu’ils ont fait en allant se cacher. C’était fini. L’Homme-Dieu était mort et, avec Lui, tous ses amis qui s’étaient fait prendre. Ne s’étaient-ils pas illusionnés?
Pour deuxfemmes au moins, « Marie Madeleine et l’autre Marie, » i.e. la mère de Jacques et Joseph, si l’Homme-Dieu était mort, ce qu’il avait apporté, ce qu’il avait manifesté était toujours vivant en elles. Elles restaient profondément attachées à ce qu’il avait été; cette vie ne pouvait pas se perdre. Pour elles, l’Homme-Dieu demeurait vivant.
Il faisait encore noir, lorsqu’au début du jour, « Marie Madeleine et l’autre Marie » vinrent au sépulcre, non pas pour embaumer un mort, mais pour être proches de celui qui avait donné tant d’espérance à leur propre vie. Elles étaient là « pour regarder le sépulcre » comme on le fait pour les morts à qui nous restons profondément attachés. Elles étaient là pour se revêtir de lui, garder foi en celui qui vivait en chacune d’elles.
Je crois que ces deux femmes étaient devenues « croyantes » dans l’épreuve. Ce qu’elles avaient vécu avec Jésus répondait tellement à l’espérance qui les animait que cette foi ne pouvait pas s’éteindre. Leur vie en serait marquée à jamais. C’est en ce sens que je dis que ces deux femmes furent les premières croyantes : Jésus, même absent, demeurerait vivant en elles. Cette foi les rendit dignes d’accueillir le message de l’ange. D’où elles seront les premières à transmettre l’annonce que Jésus est vivant : Il est ressuscité!
Non seulement ces femmes furent-elles les premières croyantes en Jésus ressuscité, mais elles furent aussi les premières responsables d’annoncer que l’Homme-Dieu est vivant et qu’il désire être trouvé. Qu’en cette nuit de résurrection, l’attitude de Marie-Madeleine et de l’autre Marie nous serve de témoignage. Puisse leur foi qu’elles ont vécue il y a des milliers d’années devenir la nôtre en cette nuit de Pâques 2026. Joyeuses Pâques.